08Jui2014
La nécessité absolue de retenir les réformes préconisées par la CNRI

Il est évident, au regard des constats de failles notées au cours de ce scrutin, que ce système nécessite parfaitement un examen clinique sérieux, qui s’intègre bien dans le cadre de la réforme fondamentale et globale de nos institutions, préconisée par la CNRI et devenue urgente, exigible et incontournable.
Encore plus que jamais, la réforme et la refondation approfondie de nos institutions actuelles est d’une extrême urgence qui ne peut plus attendre ou faire l’économie d’être contournée ou remise au calendre grecque. En vérité et logiquement, ces locales de 2014 auraient dû être reportées dans les règles, n’eût été la réponse laconique du président Macky Sall aux propositions de la CNRI. Ceci, pour des raisons évidentes  comme par exemple son impréparation, le caractère obsolète du  système qui n’est plus en phase avec la situation et de son coût exorbitant. En conséquence et toute objectivité, elles devraient être tenues en principe après l’examen attentif des propositions de la CNRI et leur soumission au référendum pour validation par le peuple. Ce qui serait un acte incontestable de respect aux citoyens et de souveraineté affirmée.


Et, ce n’est pourtant pas faute de n’avoir pas été alerté à temps, de l’inopportunité de la tenue des élections à cette date, ou des suggestions pour leur report jusqu’après la mise en œuvre des réformes. Mais hélas ! Par entêtement de l’Etat, nous avons ainsi perdu inutilement ou bêtement, non seulement du temps, mais aussi beaucoup d’argent -15 milliards de nos francs- pour des élections auxquelles seulement 40% environ des électeurs inscrits y ont pris part. Estimez-vous rationnellement et économiquement, que ceci en vaille sérieusement la peine ? Et cette perte énorme d’argent, nous  aurions pu l’éviter facilement, avec un peu plus d’intelligence, de prévoyance et de souci majeur pour la sauvegarde de l’argent du contribuable sénégalais.  Et là, la faute incombe entièrement au président de la République, de n’avoir pas su prendre assez de recul avant de décliner irrespectueusement ou inélégamment  cette réponse presque négative, aux travaux de la CNRI, qu’il avait cependant bien sollicités auprès du président A. M Mbow.

En effet, en toute bonne foi,  l’Etat avait-il ignoré qu’à la place de plus de 100 millions de bulletins de vote imprimés pour les 2707 listes,  il aurait suffi  simplement de leur substituer un bulletin unique de vote par circonscription électorale ? C’est impensable ! Et avec le bulletin unique de vote, nous aurions fait une économie substantielle d’argent ainsi que de temps pour voter. Voici un exemple typique, qui justifie à suffisance, que gouverner c’est prévoir. Et par conséquent, un Etat  ou gouvernement doit savoir et pouvoir anticiper sur les évènements à venir, s’abstenir de faire des dépenses de prestige inutiles socialement ou de dépenser sans compter, les deniers publics à tout bout de champ, comme si nous étions dans un Etat prospère à suffisance.



 
 





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